Nos portes s’ouvrent pour vous accueillir

Mis en avant

L’Enseignement catholique du Cantal vous invite aux portes ouvertes de ses écoles, collèges, lycées et post-bac tout au long des mois à venir. A ces occasions les équipes enseignantes et éducatives, les parents d’élèves et les jeunes eux-mêmes auront la joie de vous faire découvrir ce qui les anime au travers des parcours pédagogiques, travaux d’élèves et filières. Ils vous présenteront leurs projets inscrits dans la dynamique d’action de l’Enseignement catholique du Cantal qui permet de valoriser les initiatives touchant au développement intégral de la personne et à sa prise de responsabilité à travers des engagements de solidarité et des objectifs environnementaux (Développement durable). C’est ainsi que l’ensemble des communautés éducatives du Cantal ré-enchantent l’école. 

En cliquant sur l’image, découvrez les dates des portes ouvertes de tous les établissements catholiques du Cantal. Ci-dessous, les prochaines invitations :

MAI

Samedi 12 mai :
Ecole Saint-Joseph à PLEAUX. Activités-jeux pour tous les enfants dans le « pré » de l’école. Présentation d’un diaporama : les activités de l’année et le photorama de la classe de mer qui aura eu lieu fin avril 2018. Buffet-apéritif offert et servi par l’APEL.

Samedi 19 mai :
Ecole St jean et collège Ste flore à MAURS. De 9h à 13h. Animations d’ateliers pédagogiques par les élèves et enseignants, présentations des parcours pédagogiques.

Samedi 26 mai :
LEAP St Joseph à MAURS. De 9h à 13h30. Animations d’ateliers pédagogiques par les élèves et enseignants.

Partenariat Conseils scolaires catholiques de langue française de l’Ontario (CA) et directions diocésaines d’Auvergne

Depuis une semaine une délégation des DDEC Auvergne vit au rythme canadien, parmi eux, Isabelle Thieulon, chef d’établissement de l’école Notre Dame à Saint-Flour et Didier Ferry, directeur diocésain du Cantal. Après un premier contact début novembre en France avec nos amis ontariens de la communauté francophone catholique, il a été décidé de signer une entente qui aurait comme objectif de « développer un ensemble d’activités éducatives et de faciliter les échanges et le partage de ressources pédagogiques, d’expériences, de connaissances et de stratégies d’enseignement et d’apprentissage ». C’est chose faite cette nuit (avec le décalage horaire). Détails du partenariat.
Pour rappel, l’Ontario est la Province la plus peuplée du Canada. Elle jouxte le Québec et 3 à 4% de sa population est francophone (550000 personnes). La communauté francophone a le droit aux écoles et aux conseils scolaires en français, institutions gérées par les Franco-Ontariens eux-mêmes. C’est donc avec six de ces conseils, catholiques, que le partenariat est mis en place. L’école Notre-Dame à Saint-Flour est donc déjà prête pour inventer un futur commun. Celle de Externat de l’Enfant-Jésus à Aurillac a également fait une demande pour collaborer avec ses élèves en vue d’échanges culturels franco-canadiens fructueux.

A entendre aussi sur Radio-Canada.

Des enfants de maternelle engagés pour la nature

Sensibles à la beauté de la nature, les élèves de GS à Gerbert-Aurillac et leur maitresse Geneviève Montourcy, mettent en oeuvre de nombreux projets pour protéger notre planète et devenir éco-responsables. Depuis quatre ans par exemple, ils sont points de collectes publiques de produits pour lesquels il n’existe pas de solutions locales : outils d’écriture, emballages et barquettes de gâteaux, emballages de produits d’entretien, dosettes de boissons chaudes. Les familles des élèves s’investissent dans la proposition ce qui permet de recevoir en retour quelques financements pour des projets : achat d’un composteur, horloge aux cris d’animaux…
Cette année, le programme de collecte a été plus audacieux puisque, répondant à des suggestions de familles extérieures, l’école a demandé à quatre grandes surfaces l’autorisation de déposer certaines de leurs boites de recyclage dans leurs halls d’entrée. Et ça marche ! Une volonté de s’ouvrir sur l’extérieur et de montrer les engagements environnementaux de l’établissement très efficace.
Leurs convictions, ces jeunes élèves les partagent volontiers aussi avec les autres classes de primaire et de 6ème. Ils n’hésitent pas à leur proposer une « conférence »  pour exprimer les mises en place et enjeux des programmes de tri. Quel défi pour ces maternelles de se montrer ambassadeurs d’un engagement fort porté par toute l’école qui les responsabilise à part entière puisque que, comme la maitresse le constate, il y a moins de papier de gouter sur le sol de la cour.

« Accomplir le devoir de sauvegarder la création par de petites actions quotidiennes est très noble, et il est merveilleux que l’éducation soit capable de les susciter jusqu’à en faire un style de vie. » Pape François, Laudato Si

Un an ou quelques jours en France

Vivre l’expérience du système scolaire français de l’intérieur, c’est la proposition qui est faite par le lycée St Vincent – La Présentation depuis quelques années à de jeunes Tchèques, Slovaques, Polonais ou Allemands. Mis en place initialement avec l’Institut français de Prague, le partenariat s’est étendu à d’autres lycées européens et permet à des jeunes de vivre la rencontre de manière intense. Parmi eux, certains arrivent sans vraiment parler notre langue et c’est un véritable défi linguistique, culturel et social qui s’ouvre à eux. Le lycée de Saint-Flour les accueille dans leurs classes d’âge avec quelques heures spécifiques FLE (Français Langue Etrangère). Leur détermination à progresser est telle que ceux qui restent en séjour pluri-annuel poussent même la porte du bac tandis que d’autres doublent leur scolarité avec celle de leur pays d’origine en parallèle ! *
L’audace de cette expérience est aussi pour les professeurs et leurs camarades qui bousculent à cette occasion leurs repères scolaires… culturels : codes de couleurs de stylo, tailles des lignes de cahier, usage du brouillon, écriture cursive ou pose des opérations, rapport à l’enseignant ou vouvoiement, autant d’habitudes qui ne sont pas « pour tout le monde » en réalité.
Cécile Touzin, professeure et responsable du projet, organise chaque année l’accueil d’une quinzaine de jeunes étrangers scolarisés et hébergés par l’établissement. Cette ouverture a par ailleurs été remarquée par la DARIEC (Délégation académique aux relations européennes et internationales et à la coopération) qui en a fait l’objet d’un article.
La découverte des pays étrangers est aussi proposée pour les élèves cantaliens du lycée. La politique d’ouverture internationale originale et audacieuse choisi par le lycée sanflorain donne sans conteste confiance à chacun en offrant l’opportunité de mieux construire et connaitre son identité personnelle et sociale.

  • Pour les statistiques, les jeunes étrangers entrant en seconde sans passer le bac feront partie des facteurs de baisse des indicateurs du lycée pour le taux d’accès aux épreuves finales, alors qu’ils auront offert l’expérience de l’altérité à toute la communauté éducative… Or, l’épanouissement personnel des jeunes compte tout autant que leurs capacités à apprendre comme le démontre merveilleusement bien cette expérience d’audace pour réenchanter l’école.

Une pédagogie dynamique et audacieuse à Maurs

Pédagogie personnalisée et communautaire, la pédagogie du Père Faure est l’une de celle qui s’appuie sur l’autonomie des élèves face à leurs apprentissages. Prêtre jésuite, le père Faure a développé des temps de travail personnel et libre de choix, chers également à Maria Montessori. C’est cette pédagogie que Stéphanie Serre, chef d’établissement à Saint-Jean de Maurs et professeur des écoles, connait bien pour l’avoir pratiquée dès ses premières années d’enseignement à Paris. Dans un climat de classe où règnent sérénité et entraide, l’enseignante propose une mise en pratique à ses élèves tous les matins. Pour approfondir ses connaissances, elle a pu prendre un temps d’échanges avec Marie-Line Cocho, autre enseignante aujourd’hui chargée de mission, qui a expérimenté plusieurs années cette proposition dans la Haute-Loire.
La pédagogie du père Faure à Maurs, une manière de valoriser tous les élèves et donner plaisir à venir à l’école.

Agir pour un bon climat scolaire

C’était le thème de la dernière journée institutionnelle de l’Enseignement catholique d’Auvergne où nombre d’enseignants cantaliens se sont rendus : Une saine gouvernance pour construire la paix et favoriser une vraie réussite scolaire des jeunes. Parmi les piliers d’une action efficiente se trouve la prévention des violences et du harcèlement.  Quatre élèves de terminales du lycée Gerbert n’avaient pas attendu cette journée pour agir auprès des CM de l’école Externat de l’Enfant Jésus à Aurillac. D’abord par un questionnaire puis par des vidéos, ils sont venus sensibiliser les écoliers au risque du harcèlement. Selon leur projet défini avec l’une de leur professeure et l’intervenante de la PMI, les lycéens ont proposé aux CM de réaliser par petits groupes des affiches qu’ils présenteraient à leur tour à l’ensemble des élèves lors du cercle d’accueil. Ce travail collaboratif et inter-classes sur un sujet sensible illustre parfaitement le ré-enchantement de l’école souhaité par l’enseignement catholique du Cantal au travers duquel les jeunes sont impliqués dans des projets porteurs de sens et d’engagement.

Une audace éducative pour plus de confiance et de bienveillance

Réfléchir au développement de l’estime de soi était l’objectif de la conférence organisée mi-mars à Gerbert par l’APEL. Jean-François Laurent, ancien chef d’établissement et aujourd’hui conférencier, a permis à l’assemblée composée de parents, enseignants et personnels de se questionner sur la place des pensées positives que nous avons pour nous-mêmes et pour les autres… et de voir le bonheur comme une contagion possible. Sans naïveté, il a ainsi invité chacun à envisager par exemple le remplacement du système de punitions et récompenses par des réparations et une éducation à la gratitude. Passer du cercle vicieux de la vengeance et de la ruse aux cercles vertueux des attitudes qui permettent de construire la confiance exige -y compris pour l’éducateur- de croire en ses forces et qualités, ce qui s’apprend. 
Un soirée pleine d’énergie pour les participants, et une mission réussie pour l’association des parents d’élèves épaulée par l’APEL départementale qui a trouvé sa voie/x pour réenchanter l’école !

« La morale collective actuelle nous fait croire que l’important c’est de l’emporter sur les autres, de lutter, de gagner. Nous sommes dans une société de compétition mais un gagnant est un fabricant de perdants. Il faut rebâtir une société humaine où la compétition sera éliminée. Je n’ai pas à être plus fort que l’autre, je dois être plus fort que moi… grâce à l’autre. » Albert Jacquard 1925- 2013

Qu’est-ce qu’on mange au Sacré-Coeur de Riom-es-Montagne ?

Avant de passer à la table du collège Sacré-Coeur à Riom, les élèves volontaires peuvent participer aux commissions cantine sur la pause méridienne. C’est un moment convivial pendant lequel ils apprennent les bases du « bien manger » et élaborent des menus gourmands, équilibrés et répondant à leur envie.
Ainsi, début février, les sixièmes ont imaginé la semaine gourmande. Cela a commencé par l’opération petit-déjeuner. Les élèves ont travaillé sur la réalisation de ces repas équilibrés et confectionnés uniquement à partir de produits de saison, issus de l’agriculture biologique et/ou locaux (Riom-ès-Montagnes et alentours). Ils ont appris à lire des étiquettes et à être des consommateurs plus avertis. En anglais ils ont travaillé sur l’« english breakfast ». Ils ont ensuite présenté fièrement leurs travaux à tous leurs camarades et les ont invités à un « grand petit déjeuner » très convivial et riche en saveurs ! La seule consigne : on goûte à tous les plats et on se régale ! La semaine s’est poursuivie avec un menu Auvergnat et son aligot maison, un grand classique très apprécié des élèves. Et pour terminer, lors de la Chandeleur, les demi-pensionnaires ont eu la joie de découvrir au réfectoire un bar à crêpes qui a permis à chacun de composer sa crêpe sur mesure, en choisissant parmi une multitude de douceurs sucrées. La consigne cette fois était de toujours placer des fruits dans sa crêpe, car comme le résument très bien les élèves de 6° : « Le but de la commission cantine, c’est d’apprendre à manger équilibré mais aussi à se faire plaisir »!
Dans la bonne humeur et avec le même mot d’ordre « offrir des produits frais et de qualité aux enfants » producteurs locaux et parents se sont associés à ces différentes opérations et participent de plus en plus régulièrement à l’offre de produits riomois sur la cantine. Depuis 2 ans maintenant, le pourcentage de produits locaux, cuisinés traditionnellement a largement augmenté, ce dont se félicite Mickael Bourion, 
directeur de l’établissement : « Notre ville fourmille de producteurs et d’artisans engagés dans des filières de qualité, il serait dommage de pas en faire profiter nos élèves ».
Encore une belle manière d’avoir de l‘audace pour réenchanter l’école sur cet objectif environnemental et solidaire avec les producteurs locaux.

Ils l’ont dit à la radio

Retour sur SG Radio avec les élèves du lycée Saint Géraud à Aurillac qui ont réalisé de nouvelles émissions.
L’une d’entre elles présente le projet Eramus + qui a permis depuis 2010 une soixantaine de départs comme le précise Olivier Anthony, directeur adjoint : l’Europe comme idéal de vie commune, sans uniformisation culturelle ou linguistique, mais comme une chance d’ouverture à l’international.
Dans l’euphorie des préparatifs des portes ouvertes, des professeurs et quelques élèves ont été également interrogés de leurs côtés. Si vous n’avez pu vous y rendre aujourd’hui, retrouvez le témoignage de Marie-Madeleine Dulac, chef d’établissement, et les projets créatifs des jeunes : la sérigraphie dont sont passés maitres les élèves de Frédéric Le Falher, le futur-o-textile, ce projet d’habillage de bus qui sera exposé en juillet 2018, ou même le front de libération des nains de jardin avec le professeur Bruno Verger !
A entendre ici.

Des sciences au service de l’homme, à Riom-es-Montagne

On en parlait il y a tout juste un an : les collégiens du Sacré-Cœur de Riom-es-Montagnes mettent les neurosciences à profit pour mieux comprendre le fonctionnement de leurs cerveaux et imaginer un futur solidaire. Rien que cela !
Par le biais de l’un des parcours proposés, celui de « Sciences + », des élèves de la 6ème à la 3ème découvrent les stratégies pour mieux apprendre dans un esprit très ludique mais aussi scientifique. L’idée initiale était de promouvoir le gout des études accessibles à tous, mais l’ambition s’est très vite dévoilée plus audacieuse et, aujourd’hui, il s’agit de concevoir le pilotage d’un fauteuil roulant par la pensée. Pour cela, les jeunes sont soutenus par le Docteur Thévin, diplômée en sciences cognitives appliquées et docteur en informatique de l’Université Grenoble Alpes. L’an dernier, les élèves avaient réussi le pari de commander des objets via un casque EEG (électro-encéphalogramme). Cette année, ils construisent la main robotisée qui pourra guider le fauteuil.
Après les honneurs des médias régionaux découvrant en mars 2017 l’enthousiaste des élèves pour leur projet, c’est au tour d’une journaliste d’ECA (Enseignement Catholique Actualité) de venir constater que les élèves peuvent maintenant diriger mentalement un « doigt » réalisé par leur imprimante 3D.
La notoriété du projet ne s’arrête plus : les jeunes scientifiques viennent d’être sélectionnés parmi six-cents équipes pour participer à la huitième édition de la journée de l’innovation organisée par le Ministère de l’Education nationale le 4 avril prochain. Trente établissements valoriseront ainsi leurs capacités d’investigation et d’innovation dans le système éducatif. La collaboration avec la recherche et le travail en partenariat avec les infrastructures médicales locales pour faire vivre la culture scientifique et technologique ont fait la différence parmi tous ces projets. Mais le vrai bonus du parcours « Sciences + » c’est sans doute la mobilisation des jeunes pour ces apprentissages scientifiques dynamisants, déjà mis en perspective pour le service de l’humain. Un bel exemple d’audace pour réenchanter l’école qui valorise les engagements solidaires des jeunes selon le choix des orientations diocésaines.