Le roi Dagobert ou comment parler de la liberté d’expression

Actualité difficile oblige, les enseignants chercheront sans doute la manière d’aborder à la rentrée le sujet des caricatures, parodies et autre liberté d’expression et de culte.

Commençons en chanson, avec Le bon roi Dagobert (arrière-arrière-petit-fils de Clovis et roi des Francs de 629 à 639) : un classique qui remonte non pas aux Mérovingiens mais à l’Ancien Régime pour se moquer du roi Louis XVI, sans risquer la censure et la prison. Les explications sont à entendre ici :
https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/les-pourquoi/les-pourquoi-pourquoi-le-roi-dagobert-a-t-il-mis-sa-culotte-a-lenvers_2125515.html

Pour continuer avec les arts, deux albums mêlent lecture d’image et littérature avec une grande sensibilité :

L’agneau qui ne voulait pas être un mouton de Didier Jean et Zad
Ce titre de littérature jeunesse amènera sans doute les lecteurs plus loin qu’une simple lecture que l’on croirait destinée aux petits pour évoquer la solidarité et la résistance. L’agneau qui ne voulait

Pour les plus grands, un autre titre soutenu également par Amnesty International croisera liberté et dictature  :
La rédaction d’Antonio Skarmeta et Alfonso Ruano (empruntable en série par Canopé 15) La rédaction

Enfin, un classique des classes primaires à lire seul ou en défi-lecture* :
Max et Lili se posent des questions sur Dieu de Dominique de Saint-Mars et Serge Bloch. 86 Max et Lili se posent des questions sur Dieu

Vous pensez à d’autres supports pour soutenir l’échange ? N’hésitez pas à nous le partager en commentaires ou par message.

*Voir avec la DDEC15

Exposition Laudato Si en tournée

Pour conclure la semaine du développement durable et le mois de la création, les écoles se sont réparti les affiches Laudato Si de Bayard. Elles resteront 15 jours dans chaque établissement, le temps de l’exploitation pour une animation pastorale ou avec les éco-délégués puis navigueront vers une autre école avec les réponses aux questions et recherches.

«Je reste à la maison, Seigneur !»

Je reste à la maison, Seigneur, et aujourd’hui, je t’en rends compte.
Trente ans à la maison de Nazareth, tu as appris l’écoute et la docilité,
Avant de prendre la route de Jérusalem d’où explosera la vérité.

Je reste à la maison, Seigneur, comme toi dans l’atelier de Joseph.
De la règle impérieuse et du tranchant de l’outil,  je fais connaissance
J’apprends à travailler, à obéir, à dégauchir les aspérités de l’existence.

Je reste à la maison, Seigneur,  je le fais de manière responsable pour mon propre bien,
Pour la santé de ma ville, de mes proches éloignés de moi pour l’heure.
Avec lenteur et timidité, j’entre dans mon  jardin intérieur.

Je reste à la maison, Seigneur, et dans le même silence qu’à Nazareth,
Je retiens mon souffle à l’unisson de la planète.
Je sais que tu m’attends dans la prière, la lecture, la méditation.

Je reste à la maison, Seigneur ! Au matin, je cherche un signe de confiance,
Tâchant de commencer le jour dans l’émerveillement,
Et de le poursuivre dans la persévérance.

Je reste à la maison, Seigneur, et à midi, j’accueillerai la salutation de l’ange.
Moi aussi, je saluerai Marie qui a répondu au don de ton amour.
Selon ta parole, je revêtirai moi aussi le tablier qui dérange.

Je reste à la maison, Seigneur, et si le soir me prend la mélancolie,
Je t’inviterai comme les disciples d’Emmaüs à rester avec nous,
Tandis qu’il se fait tard et que le soleil faiblit.

Je reste à la maison, Seigneur,  je sais que tu iras auprès de ton ami Lazare, malade,
Dans la maison de Béthanie, chez Marthe qui s’inquiète du service,
Et chez Marie qui se tient à ton écoute, admiratrice.

Je reste à la maison, Seigneur, habité par la pensée des malades et soignants à l’hospice,
J’entends la tempête qui fait rage sur l’océan du monde,
Réveille-toi Seigneur, s’il est vrai que la mer et le vent t’obéissent.

Je reste à la maison, Seigneur, appuyé sur ta promesse d’être avec nous tous les jours
En ces jours de retrait et d’impuissance, reliés par la grâce des réseaux,
Je prépare le parfum et les aromates pour le jour où tu rouleras la pierre du tombeau.

Amen !

Arnaud FAVART, prêtre de la Mission de France (Puy-de-Dôme)
Prière inspirée de Mgr Giuseppe Giudice,  évêque de Nocera Inferiore-Sarno en Italie.

Pauses spirituelles pour le Carême : cultiver son jardin intérieur

Comme l’an dernier, vous pourriez prendre un  temps d’intériorité avec vos élèves lors de ce Carême pour cultiver nos jardins intérieurs. En cliquant sur l’image puis sur chacune des icônes de gauche à droite, vous obtiendrez un lien vers une vidéo correspondant à chacune des 5 semaines de classe.
Aucun autre matériel n’est nécessaire, chaque pause spirituelle peut se passer dans une salle de classe et dure de 5 à 7 minutes. A chacun de choisir le meilleur moment dans la journée.

Cette proposition est construite pour un public large où la liberté de chacun est particulièrement préservée :

  • Elle est composée en deux moments qui ne sont pas dissociables et suivant une chronologie tout au long de la semaine. D’abord un temps de relaxation, puis une proposition de cheminement chrétien.
  • Elle est ouverte à tous. Les enfants peuvent être concernés par la relaxation et -suivant leur croyance- soit se reconnaître chrétiens et adhérer, soit juste restés à l’écoute pour se laisser la possibilité de découvrir les chrétiens. Il en va de même pour les enseignants.

Laissez-vous surprendre !
Pauses spi-Carême

Faire un pas en Avent ensemble

Cliquer sur l’image pour accéder au calendrier

Pour concrétiser le message d’amour de cette période de Noël, les cases de ce calendrier vous offrent chaque jour un cadeau à entendre, méditer et rêver. Ils vous permettront de démarrer la journée ou de la terminer dans la paix.
Merci aux communautés éducatives de la province qui ont fait des pieds et des mains… une oeuvre d’art, de leurs voix… un message, de leurs engagements… un défi.

Si vous souhaitez afficher chaque jour de la semaine la case du calendrier, vous trouverez ci-dessous les documents nécessaires au fur et à mesure : calendrier de l’Avent 2019 (2)

Chaque jour, un pas en Avent jusqu’à Noël !

Des abeilles, un homme d’Eglise et des élèves…


Une nouvelle fois, l’équipe de l’émission Paroles de Jeunes (RCF) est entrée dans le Cantal. Au micro de Marie-Françoise Pétiard, deux élèves du lycée Saint-Vincent/ La Présentation, Mélissande et Candice, échangent avec le père Philippe Boyer au sujet de ces paroissiennes ailées installées sur les toits de la cathédrale de Saint-Flour…

Une émission à entendre sur les ondes de RCF 63 et RCF 43 ce mercredi 2 octobre à 12h10 et 19h17 et dimanche 6 à 10h.
Prise de son : Jean-Jacques Pétiard

« J’aime le repos » dit Dieu

Vous vous agitez, vous ruinez vos santés.
Vous vous surmenez à travailler trente-cinq heures par semaine
Quand vos pères tenaient mieux le coup à soixante heures.
Vous vous dépensez tant pour un surplus d’argent et de confort.
Vous vous tuez pour des babioles.
Dites-moi donc ce qui vous prend !

Moi, j’aime le repos, dit Dieu.

Je n’aime pas le paresseux.
Je le trouve simplement égoïste car il vit aux dépens des autres.

Moi, j’aime le repos
Quand il vient après un grand effort
Et une tension forte de tout l’être.

J’aime les soirs tranquilles après les journées dures.
J’aime les dimanches épanouis après les six jours fébriles.
J’aime les vacances après les saisons d’ouvrage.
J’aime la retraite quand la carrière est terminée.
J’aime le sommeil de l’enfant épuisé par ses courses folles.

J’aime le repos, dit Dieu.
C’est ça qui refait les hommes.

Le travail, c’est leur devoir, leur défi.
Leur effort pour donner du pain et vaincre les obstacles.
Je bénis le travail.

Mais à vous voir si nerveux, si tendus,
je ne comprends pas toujours quelle mouche vous a piqués.
Vous oubliez de rire, d’aimer, de chanter.
Vous ne vous entendez plus à force de crier.
Arrêtez donc un peu. Prenez le temps de perdre votre temps.
Prenez le temps de prier. Changer de rythme, changez de cœur.

J’aime le repos, dit Dieu.
Et au seuil du bel été, je vous le dis à l’oreille
en vacances, quand vous vous détendez dans la paix du monde,
Je suis là près de vous
Et je me repose avec vous.

André Beauchamp, théologien québécois

Un des plus grands défis de l’humanité à relever, message de Mgr Crepy aux jeunes

La Semaine Européenne du Développement Durable aura lieu comme tous les ans du 30 mai au 5 juin. Comme l’an dernier, les établissements catholique du Cantal s’apprêtent à vivre une semaine engagée avec les élèves : Cant’al’Audace. Pour lancer cette mobilisation l’évêque du Puy, très sensible à la protection de notre maison commune, s’adresse à cette occasion à tous les jeunes de la Province :

Un des plus grands défis de l’humanité à relever
Aujourd’hui, l’humanité se trouve face à un des plus grands défis de l’Histoire : celui du changement climatique, et plus largement de la sauvegarde de notre maison commune, la Terre. Ce défi, bien sûr, concerne chacun et chacune d’entre nous, mais plus particulièrement les jeunes générations.

Avec votre enthousiasme, votre capacité à rêver et à inventer une autre manière de vivre ensemble sur notre planète, votre force à vous unir – par les réseaux sociaux – aux jeunes du monde entier…  vous, les jeunes, vous pouvez faire bouger les choses, changer les mentalités et bâtir peu à peu une confiance dans l’avenir. Comme l’affirme le pape François, la question écologique est une question qui touche à tous les aspects de notre vie – économique, environnementale, sociale, politique – et il nous faut commencer à changer nos habitudes, à retrouver la joie d’une vie plus simple, une nouvelle relation à la nature et un sens d’un plus grand partage entre riches et pauvres. Même si les enjeux de cette crise nous dépassent, nous tous, et vous les jeunes, nous pouvons modestement mais sûrement faire changer le monde.
La Semaine Européenne du Développement durable est une belle occasion pour mieux prendre conscience de ce grand défi que nous avons à relever. Puissiez-vous au sein de vos établissements de l’Enseignement catholique réfléchir et agir pour que la « belle orange bleue » – notre Terre – demeure cette planète de la vie où tous les êtres vivants ont leur place !

+ Luc Crepy
Evêque du Puy-enVelay

Pèlerinage à la Salette pour des 4èmes de Gerbert

Marie nous a dit : « Avancez mes enfants, n’ayez pas peur »

Seize jeunes en 4ème au collège Gerbert,  deux animatrices et des pèlerins du diocèse ont passé 3 jours à Notre-Dame de la Salette début mai. Veillée, découverte du sanctuaire et de son cadre (sous la neige), jeux, procession aux flambeaux, chants, danses… pour une rencontre avec les sœurs toujours souriantes, pleine de fête et de recueillement. Au cours de la messe du dimanche, présidée par Mgr Jean-Michel Di Falco Leandri, trois sœurs ont prononcé les vœux perpétuels. Ce fut un moment fort et émouvant.
Les jeunes ont aussi apprécié ce temps où ils ont noué des liens entre eux :
« Pendant les activités on s’est rapproché », « Cela m’a permis de renouer des liens avec certains», « C’était plus familial qu’à Lourdes, car le lieu plus petit », « Nous avons partagé notre bonne humeur et notre sourire avec ceux des sœurs, et aussi avec des pèlerins de toute la France», «  Je n’ai jamais chanté aussi fort dans une église, c’était bizarre ». «  Ce pèlerinage m’a permis de me ressourcer, d’entrer en communion avec Dieu. Le cadre le permet également et on oublie tous ses problèmes ».