Et voilà la quatrième !

Après St André à Massiac, l’Externat de l’Enfant Jésus à Aurillac et Notre-Dame-des-Oliviers à Murat, voici l’école Notre Dame à St Flour qui entre dans la danse des éco-écoles labellisées. Pour rappel, il s’agit d’un label international qui valide chaque année les établissements primaires ou secondaires dont la communauté éducative s’est investie avec les élèves sur un thème du développement durable pour agir collectivement et de manière visible.
Le programme favorise une réflexion de proximité pour les élèves et les enseignants qui entrent en partenariat avec les parents d’élèves, élus locaux et associations pour travailler sur des thèmes prioritaires : les déchets, l’eau, l’énergie, l’alimentation, la biodiversité, la solidarité, la santé, le climat… Pour obtenir la labellisation, sept points sont à mettre en oeuvre : former un comité de suivi, mener un diagnostic, imaginer des solutions et passer à l’action, mesurer et valoriser les résultats, établir des liens avec le programme scolaire, impliquer toute l’école et la communauté, s’engager avec créativité.
Félicitations aux élèves de ces établissements et à leurs éducateurs qui ont ainsi trouver leurs voies pour réenchanter l’école parmi les 655 éco-établissements scolaires de France.

Cant’al’audace, le monde change

Voici en images le résultat de la mobilisation collective des établissements de l’Enseignement catholique lors de la SEDD, Semaine Européenne du Développement Durable 2018.
Une semaine solidaire et environnementale, au cœur des enjeux du monde, qui a favorisé l’engagement et la prise de responsabilité des jeunes.

Ils sont nés en classe !

Si ces élèves-là n’apprendront jamais à lire, ils ont été fulgurants dans leurs apprentissages de la marche en autonomie.
Depuis plusieurs années, une maitresse de maternelle, Geneviève Montoursy, propose à ses élèves une expérience merveilleuse : suivre en direct la naissance de poussins. Pendant 21 jours bien comptés, ces enfants de Gerbert à Aurillac marchent sur la pointe des pieds pour ne rien déranger de la vie sous coquille de leurs futurs co-locataires. Boule de Gomme, Neige, Soleil, Etoile, Cui-cui et Paillette ont été espérés dans une attente « presque aussi passionnante que celle du Père-Noël » précise l’enseignante. On imagine bien que la découverte finale, toujours un peu magique pour une naissance, a dû aussi mobiliser les élèves des autres classes… et sans doute aussi les adultes. Une belle manière de réenchanter les sciences et d’apprendre à respecter la vie.

Montre-moi ton école – 10 : St Joseph à Pleaux

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Pas de délégation pour visiter l’école, ici, ce sont tous les élèves qui me font visiter leurs trésors de jeux et de travail. Il faut dire qu’avec le soleil en prime, l’espace extérieur est une belle invitation à vivre en bonne relation avec les autres et la nature, ce qui n’empêche pas l’ouverture au monde par le numérique.
C.V.

Des livres et vous : libérez-les de l’oubli

Il y a trois ans, l’école Saint André à Massiac se mettait à la page en installant une boite à livres sur la place du village. Aujourd’hui, c’est au tour de l’école Notre Dame à Saint-Flour de proposer le partage d’ouvrages que l’on a aimés puis parfois oubliés sur les étagères. Comme l’explique Isabelle Thieulon, directrice, c‘est pour combiner développement durable et large diffusion du savoir que deux boites à livres ont été installées dans le hall de l’entrée de l’école, l’une pour enfants, l’autre pour adultes. Le principe reste le même partout : livre-service pour les lecteurs intéressés qui prennent, déposent, échangent… à leur convenance.
Que l’on ne croit pas cependant que l’école incite ses élèves à rester enfermer à l’intérieur car non seulement, il est toujours possible de lire dehors, mais l’école a participé cette année à la journée mondiale  « école en plein air » le 17 mai dernier. Ce sont autant d’engagements audacieux des élèves et de la communauté éducative pour réenchanter l’école par des projets de solidarité et de respect de l’environnement.

Quand l’intergénérationnel ouvre à l’international

C’est à l’occasion des Temps d’Activités Périscolaires que les CP et CE de l’école Notre Dame à Saint-Flour ont rencontré Paulette, Denise, Odette et Aimé, résidents d’une maison de retraite de proximité. Tandis que deux enfants ont interprété « L’oiseau et l’enfant », l’une des ainés, franco-américaine, a discuté en anglais avec les écoliers et a même appelé son petit-fils à New-York. Les enfants étaient très fiers d’échanger ainsi au téléphone ! Quelques larmes de joie ont marqué les échanges et le gouter. Les enfants et les personnes âgées ont décidé qu’ils joueraient aux dames lors de leur prochaine rencontre. Un engagement des élèves qui leur permet de s’impliquer dans des projets de découverte de la diversité et de la solidarité pour réenchanter l’école !

Faire des sciences, c’est passionnant.

Tel était le thème 2018 de la semaine des APEL proposant de faire découvrir la démarche scientifique de manière attractive et ludique.
A l’école Notre-Dame à Mauriac, les activités proposées ont été variées : observations, découvertes, montages, essais, expériences… Après avoir d’abord accueilli une poule, les maternelles ont expérimenté les saveurs gustatives et le sens de l’ouïe et du toucher. Les classes primaires se sont essayé aux circuits électriques simples, à la confection d’un téléphone à boites, aux états de l’eau, ils ont même pu découvrir les premières notions d’astronomie ou d’illusions d’optique. La semaine s’est clôturée par un goûter de l’APEL.
Du côté du collège Gerbert à Aurillac, les élèves de 4èmes ont échangé avec des professionnels des métiers de la science lors d’ateliers de 30 minutes par groupes de dix. Ils ont pu ainsi découvrir différents milieux professionnels : cosmétiques/savonneries, Météo France, Fédération de pêche du Cantal, laboratoire… Chaque intervenant a présenté son parcours d’études, son métier et l’utilité de la science dans son quotidien ; autant de perspectives pour l’avenir des jeunes dans leur territoire. Les autres niveaux du collège ont bénéficié de sorties pédagogiques également organisées par l’APEL concernant le circuit de l’eau et le fonctionnement d’un barrage.
Merci à tous les parents d’élèves qui se sont investis pour faire découvrir les sciences  autrement.

Partenariat Conseils scolaires catholiques de langue française de l’Ontario (CA) et directions diocésaines d’Auvergne

Depuis une semaine une délégation des DDEC Auvergne vit au rythme canadien, parmi eux, Isabelle Thieulon, chef d’établissement de l’école Notre Dame à Saint-Flour et Didier Ferry, directeur diocésain du Cantal. Après un premier contact début novembre en France avec nos amis ontariens de la communauté francophone catholique, il a été décidé de signer une entente qui aurait comme objectif de « développer un ensemble d’activités éducatives et de faciliter les échanges et le partage de ressources pédagogiques, d’expériences, de connaissances et de stratégies d’enseignement et d’apprentissage ». C’est chose faite cette nuit (avec le décalage horaire). Détails du partenariat.
Pour rappel, l’Ontario est la Province la plus peuplée du Canada. Elle jouxte le Québec et 3 à 4% de sa population est francophone (550000 personnes). La communauté francophone a le droit aux écoles et aux conseils scolaires en français, institutions gérées par les Franco-Ontariens eux-mêmes. C’est donc avec six de ces conseils, catholiques, que le partenariat est mis en place. L’école Notre-Dame à Saint-Flour est donc déjà prête pour inventer un futur commun. Celle de Externat de l’Enfant-Jésus à Aurillac a également fait une demande pour collaborer avec ses élèves en vue d’échanges culturels franco-canadiens fructueux.

A entendre aussi sur Radio-Canada.
A voir sur la chaine du diocèse

Des enfants de maternelle engagés pour la nature

Sensibles à la beauté de la nature, les élèves de GS à Gerbert-Aurillac et leur maitresse Geneviève Montourcy, mettent en oeuvre de nombreux projets pour protéger notre planète et devenir éco-responsables. Depuis quatre ans par exemple, ils sont points de collectes publiques de produits pour lesquels il n’existe pas de solutions locales : outils d’écriture, emballages et barquettes de gâteaux, emballages de produits d’entretien, dosettes de boissons chaudes. Les familles des élèves s’investissent dans la proposition ce qui permet de recevoir en retour quelques financements pour des projets : achat d’un composteur, horloge aux cris d’animaux…
Cette année, le programme de collecte a été plus audacieux puisque, répondant à des suggestions de familles extérieures, l’école a demandé à quatre grandes surfaces l’autorisation de déposer certaines de leurs boites de recyclage dans leurs halls d’entrée. Et ça marche ! Une volonté de s’ouvrir sur l’extérieur et de montrer les engagements environnementaux de l’établissement très efficace.
Leurs convictions, ces jeunes élèves les partagent volontiers aussi avec les autres classes de primaire et de 6ème. Ils n’hésitent pas à leur proposer une « conférence »  pour exprimer les mises en place et enjeux des programmes de tri. Quel défi pour ces maternelles de se montrer ambassadeurs d’un engagement fort porté par toute l’école qui les responsabilise à part entière puisque que, comme la maitresse le constate, il y a moins de papier de gouter sur le sol de la cour.

« Accomplir le devoir de sauvegarder la création par de petites actions quotidiennes est très noble, et il est merveilleux que l’éducation soit capable de les susciter jusqu’à en faire un style de vie. » Pape François, Laudato Si

Une pédagogie dynamique et audacieuse à Maurs

Pédagogie personnalisée et communautaire, la pédagogie du Père Faure est l’une de celle qui s’appuie sur l’autonomie des élèves face à leurs apprentissages. Prêtre jésuite, le père Faure a développé des temps de travail personnel et libre de choix, chers également à Maria Montessori. C’est cette pédagogie que Stéphanie Serre, chef d’établissement à Saint-Jean de Maurs et professeur des écoles, connait bien pour l’avoir pratiquée dès ses premières années d’enseignement à Paris. Dans un climat de classe où règnent sérénité et entraide, l’enseignante propose une mise en pratique à ses élèves tous les matins. Pour approfondir ses connaissances, elle a pu prendre un temps d’échanges avec Marie-Line Cocho, autre enseignante aujourd’hui chargée de mission, qui a expérimenté plusieurs années cette proposition dans la Haute-Loire.
La pédagogie du père Faure à Maurs, une manière de valoriser tous les élèves et donner plaisir à venir à l’école.