Editorial 2016-2017

PARTAGER, EXPLORER, METTRE EN ŒUVRE

L’année scolaire écoulée a vu la réactualisation du projet diocésain. A cette occasion, la démarche engagée a permis, tant au niveau diocésain que dans les établissements, de prendre le recul indispensable à notre action quotidienne en relisant le  fonctionnement de notre Enseignement catholique cantalien, en priorisant ses actions, en explorant de nouveaux chemins lui permettant de poursuivre sa constante adaptation. Nul doute que nous sommes entrés, de façon discrète certes, mais d’une manière résolue dans la démarche de réenchantement de l’école.
Le 28 mai en fut d’ailleurs une étape privilégiée permettant de nous poser, d’aller à la rencontre de nos diversités ; de nous sentir à la fois engagés par des valeurs communes et cependant aptes à nous ouvrir à des initiatives tout à fait originales.
Et pourtant … le travail réalisé sera vain s’il n’invite pas, dès aujourd’hui, chacune de nos communautés éducatives à faire siennes quelques priorités mises en lumière par ce projet, non pour répondre à une demande institutionnelle  – quel intérêt, quel impact présenterait une telle motivation ? – mais bien pour relire notre action, interroger notre fonctionnement, adapter toujours davantage nos pratiques aux besoins des jeunes. C’est pourquoi, au cours de cette année scolaire, équipes enseignantes mais aussi APEL, OGEC, sont invités à :

  • partager : c’est-à-dire relire le projet diocésain en repérant ce qui interpelle, ce qui paraît faire défaut à l’établissement tout autant que ce qui l’habite déjà. Relecture individuelle mais aussi collégiale. Lors des temps de concertation ou en conseil d’établissement, confronter et débattre dans le respect des personnes autour des questions éducatives ou pastorales ne peuvent que renforcer les relations au sein de nos communautés éducatives ;
  • explorer: s’approprier, faire siennes quelques priorités jugées indispensables ou faisant défaut à l’établissement, retenir celles qui enrichiront avantageusement le projet éducatif existant mais aussi en mesurer l’intérêt et les effets, sur la qualité de la proposition de foi,  l’amélioration du vivre-ensemble et de l’écoute, la prise en compte de la différence, le respect du règlement, les progrès scolaires, la qualité du dialogue avec les familles, l’engagement solidaire, etc. …
  • mettre en œuvre : c’est-à-dire, se donner les moyens matériels et humains d’appliquer quelques priorités éducatives ou pastorales retenues, peut-être modestes ou plus ambitieuses mais toujours concrètes et facilement évaluables.

   Ces trois dimensions ne doivent pas être perçues comme trois étapes indépendantes mais constituent au contraire le socle d’une même démarche.

            Oui, si 2015-2016 fut l’occasion de penser, explorer, partager  pour nous engager solidairement, au nom de l’Evangile, dans l’élaboration d’un projet plus adapté aux défis de notre temps, 2016-2017 sera l’occasion de nous donner les moyens de partager, explorer et mettre en œuvre un projet éducatif à la hauteur des attentes des familles et surtout à la lumière de l’espérance chrétienne.
Osons, ensemble, dans nos écoles nos collèges, nos lycées, quelle que soit leur taille, nous engager toujours plus avant au service des jeunes ! Ainsi, comme nous y invitait Benoît XVI dans son encyclique « Deus caritas est », saurons-nous, à notre tour « susciter dans le monde un dynamisme renouvelé pour l’engagement dans la réponse humaine à l’amour divin ».

Gérard Giron – Directeur Diocésain de l’Enseignement Catholique du Cantallogo_ec