Prière du matin

Seigneur, dans le silence de ce jour naissant,
je vais te demander la paix, la sagesse, la force,
je veux regarder aujourd’hui le monde
avec des yeux tout remplis d’amour,
être patient, compréhensif, doux et sage,
voir au-delà des apparences
tes enfants comme tu les vois toi-mêmes,
et ainsi ne voir que le bien en chacun.
Ferme mes oreilles à toute calomnie,
garde ma langue de toute malveillance,
que les pensées qui bénissent
demeurent en mon esprit,
que je sois si bienveillant et si joyeux
que tous ceux qui m’approchent sentent ta présence.
Revêts-moi de ta beauté, Seigneur,
et qu’au long de ce jour je te révèle.
Amen
Saint François d’Assise

En Avent

La pastorale et la commission EUDES Auvergne vous proposent des temps d’intériorité avec vos élèves pour la période de l’Avent. En cliquant sur chacune des images, vous obtiendrez un lien vers une vidéo.
Aucun autre matériel n’est nécessaire, chaque pause spirituelle peut se passer dans une salle de classe et dure environ de 5 à 7 minutes. A chacun de choisir le meilleur moment dans la journée.

Cette proposition est construite pour un public large où la liberté de chacun est particulièrement préservée :

  • Elle est composée en deux moments qui ne sont pas dissociables et suivant une chronologie tout au long de la semaine. D’abord un temps de relaxation, puis une proposition de cheminement chrétien.
  • Elle est ouverte à tous. Les enfants peuvent être concernés par la relaxation et -suivant leur croyance- soit se reconnaitre chrétiens et adhérer, soit juste restés à l’écoute pour se laisser la possibilité de découvrir les chrétiens. Il en va de même pour les enseignants.

Laissez-vous surprendre ! DDEC Auvergne Ontario comment_vivre_pause_spirituelle

Pour une meilleure projection, vous pouvez augmenter votre pourcentage de visualisation de cette page et ne garder que la grille du calendrier de l’Avent.
Nous remercions nos collègues du Conseil scolaire catholique francophone de l’Ontario (Canada) qui nous ont donné l’idée de ce projet et certains de leurs textes.

Pauses spirituelles semaine 1-Avent 2017 
Pauses spirituelles semaine 2-Avent 2017 
Pauses spirituelles semaine 3-Avent 2017

Ne nous laisse pas entrer en tentation

Lors de son Assemblée plénière de printemps à Lourdes, la Conférence des évêques de France (CEF) a annoncé l’entrée en vigueur de la nouvelle traduction du « Notre Père » dans toute forme de liturgie publique, le premier dimanche de l’Avent, 3 décembre 2017. Nous en approchons…

Le nouveau « Notre Père » entrera en vigueur le 3 décembre

La modification du texte se situe dans le cadre de la traduction intégrale de la Bible en vue de la liturgie, confiée depuis 1996 à un groupe de biblistes et d’écrivains francophones. Mais seule la sixième demande de cette prière – « Et ne nous soumets pas à la tentation » – a été modifiée. Elle devient : « Et ne nous laisse pas entrer en tentation ».
Le « Notre Père », qui figure dans les évangiles selon saint Matthieu et saint Luc, est la seule prière que Jésus-Christ a transmise à ses disciples. Elle est donc très importante pour l’ensemble des chrétiens. Sa version actuelle est utilisée depuis 1966, à la suite d’un compromis œcuménique signé dans la foulée du concile Vatican II. Mais un problème était apparu d’un point de vue théologique à propos de la sixième demande.
En fait, le verbe grec « eisphérô » (Mt 6,13) qui signifie littéralement «porter dans», «faire entrer», aurait dû être traduit par « Ne nous induis pas en tentation » ou « Ne nous fais pas entrer en (dans la) tentation », ou encore « Ne nous introduis pas en tentation ».
Or la formulation de 1966 laissait supposer une certaine responsabilité de Dieu dans la tentation qui mène au péché, comme s’il pouvait être l’auteur du mal. Cette traduction pouvant prêter à confusion, il fallait donc un approfondissement théologique.
L’Église protestante unie de France (EPUdF), qui réunit luthériens et réformés, a elle aussi validé ce changement, lors de son synode national du printemps 2016. Mais, à ne pas douter, il faudra un peu de temps pour modifier le déroulé de notre prière. L‘Eglise saura avoir, envers les fidèles qui ont prié ainsi pendant des décennies, beaucoup de sens pastoral.

La belle Eglise Verte !

Vous savez maintenant ce qu’est une Eco-école et peut-être même avez-vous envie d’entrer dans son programme dynamisant… Mais savez-vous que vous allez aussi pouvoir être soutenus et soutenir votre paroisse dans une démarche similaire ? Le label Eglise Verte s’adresse aux Eglises chrétiennes de France via leurs communautés locales pour favoriser leur conversion… écologique et relier engagement et foi chrétienne de manière visible à la suite de l’encyclique Laudato Si.
Cet outil est porté par la Conférence des Evêques, la Fédération Protestante et le Conseil des Églises Chrétiennes en France. Le CCFD-Terre solidaire, le Secours Catholique, le CERAS … contribueront également à sa  mise en place.
Le label sera officiellement lancé le 16 septembre. La date n’est pas un hasard. Elle se situe dans la période où les Eglises sont invitées à célébrer la Création : du 1er septembre au 4 octobre (fête de St François d’Assise pour les Catholiques). Une bonne façon de débuter l’année scolaire, de construire une proposition de foi et d’initier de nouveaux projets environnementaux comme le suggère le projet diocésain. Des précisions et suggestions dans le document Temps de la Création

Eveiller à l’intériorité dans la classe

C’est le résultat d’un gros travail de la DDEC Maine et Loire qui nous est présenté dans ce dossier pour simplement vivre des temps d’intériorité dans nos écoles et développer une culture de l’intériorité au sein de chaque classe. Il s’agit de fiches pratiques sur 7 thèmes :

La méditation pour se poser, s’organiser, admirer
La paix pour se reposer, apprivoiser le silence, pardonner
Le jardin secret pour prendre soin de soi et des autres, se respecter, soigner son espace personnel
L’aventure intérieure pour oser, rencontrer, avoir confiance, 
La dépossession pour donner, dialoguer, être solidaire
L’expression pour nommer ses émotions, se contrôler, utiliser la parole, communiquer
La relecture pour relire un événement, choisir, connaitre les règles

La commission EUDES régionale vous proposera dès la rentrée prochaine une rencontre sur ce thème.

Chemins de Carême vers Pâques

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Comment vivre ce temps de cheminement renouvelé dans les établissements scolaires ? Les propositions ne manquent pas, elles s’appuient sur les piliers du partage, du pardon et de la prière.

Partage : L’invitation au repas riz/pomme ou pâtes/pain/pomme a trouvé son sens dans de nombreuses écoles. Tous les enfants du monde ne mangent pas à leur faim, ce repas est là pour le rappeler tel un moment de renoncement à son confort habituel, un temps privilégié où l’on vit et partage, symboliquement, la même vie. Les bénéfices des repas ont été offerts à l’UNICEF ou au CCFD-Terre solidaire dans la majorité des cas.
Les élèves ont pu aussi être invités à collecter des livres pour Emmaüs ou encore des piles usagées au bénéfice d’Électriciens sans frontière, des outils d’écriture à recycler pour les Sœurs de la Présentation de Marie.
Partager, c’est aussi donner de ce que l’on est. C’est ce qu’ont vécu les 4èmes de Gerbert à Aurillac en présentant un spectacle de marionnettes aux maternelles en action de partage de Carême.

Pardon : Le sacrement de la réconciliation est proposé à partir du CM1 aux enfants catéchisés des établissements dans un espace de paroles et une démarche rassurante : Dieu est Amour et Pardon.

Prière : La proposition de Notre Dame à St Flour a mis en marche les enfants de la Grande section au CM jusqu’à la chapelle où les tout-petits les attendaient. Des pauses ont permis d’entendre les textes de la Bible.
Ailleurs, ce sont des temps de célébrations qui ont réuni enfants, éducateurs et parents lors de la Semaine Sainte, parfois en lien avec les paroisses.

Enfin, on ne peut parler de Carême, sans évoquer le carnaval, pause festive avant et au milieu du chemin, qui trouve son sens dans une démarche catéchétique.

A l’image de ces exemples vécus, l’Eglise nous invite à une conversion communautaire et personnelle. A nous d’inventer notre manière d’agir avec les jeunes… pourquoi pas dans une démarche participative l’an prochain comme le propose ce document belge ?

 

Une journée enthousiasmante autour du thème de la relation

Un peu plus de cent-vingt personnes, dont une vingtaine du Cantal, étaient réunies à Clermont-Ferrand le 29 mars pour cette première journée inter-diocésaine sur le thème de l’éducation à la relation. Cette rencontre, ouverte à toutes les communautés éducatives, a été un temps fort, avec le matin des intervenants divers et de haute qualité en plénière, et l’après-midi douze ateliers au choix. Pour les Chefs d’Etablissement cantaliens, la rencontre avec Jérôme Brunet, actuellement adjoint au SGEC, n’était pas une première puisqu’il était déjà venu témoigner du projet diocésain de Blois « Vers l’école de la relation« , où il était directeur diocésain. La dynamique de ce projet éducatif a reçu un bel écho en table ronde nous invitant à vivre en vérité avec les jeunes et les adultes, à donner une âme à nos institutions elles-mêmes -en cohérence avec l’Evangile- mais aussi à nous former à la complexité de la relation.
Les propositions de temps de relaxation à l’école ou de débats-philo, l’identification des émotions, la mise en place de médiateurs par élections sans candidat, de délégués de classe par élections démocratiques, ou encore la sensibilisation à la communication non violente… sont déjà des pratiques permettant le développement de compétences psycho-sociales dans certains de nos établissements. Elles ne demandent qu’à prendre de l’ampleur dans un engagement collectif.
Cette journée aura sans doute été l’occasion d’explorer de nouvelles manières de faire vivre notre projet diocésain.

Vous pouvez retrouver l’ensemble des impressions des participants en images et en textes ici.

Newsletter Auvergne n°6 : l’éducation à la relation

Pour cette dernière version de la newsletter d’Auvergne, c’est Jérôme Brunet -adjoint au secrétaire général de l’Enseignement Catholique- qui a été sollicité pour écrire l’édito. Depuis de nombreuses années, il porte en effet le souci de l’éducation à la relation qui relie tous les témoignages de cette lettre : développement de l’estime de soi, échanges par le marché des connaissances, expérimentation de la médiation… Pour le Cantal, ce sont les écoles Gerbert à Aurillac, Notre Dame des Oliviers à Murat et le lycée Saint Géraud à Aurillac qui ont pris la parole, enthousiasmés par des mises en place simples et audacieuses à découvrir…

Vous pourrez retrouver Jérôme Brunet, invité de la journée EUDES sur le thème de l’éducation à la relation, le 29 mars à Clermont-Fd.

Habiter « notre maison commune »

La 5ème parution de l’EC d’Auvergne nous emmène cettecouv fois-ci parcourir les établissements inspirés par la nature et la fraternité au rythme de Laudato Si.
Force est de constater que l’Education à l’Universel, au Développement et à l’Engagement Solidaire est une dimension qui se développe largement au sein des établissements de la province dans lesquels de beaux projets fleurissent. Tous concrétisent notre volonté de voir grandir la fraternité, de réenchanter la relation et notre rapport au monde.
Six établissements témoignent de ce qui les animent : du pinceau à la pelle, de la terre à l’assiette, du repas à la rencontre…
Pour les personnels éducatifs et enseignants intéressés, la commission EUDES vous proposera une rencontre de partage d’initiatives « développement durable », le mercredi 19 octobre.

Trois éco-écoles labellisées dans l’Enseignement Catholique du Cantal à l’heure de la parution de l’encyclique du pape François !

20150626_155111Ce sont trois écoles primaires du Cantal qui sont maintenant labellisées « Eco-Ecole » en reconnaissance du travail mené cette année sur l’un des thèmes proposés par l’organisme national. Notre Dame des Oliviers à Murat est la plus jeune, labellisée pour la première fois sur le thème de la biodiversité. L’école Externat de l’Enfant Jésus à Aurillac et l’école Saint André à Massiac (thème alimentation) ont plus d’années d’expérience mais elles fêteront avec la même fierté cette reconnaissance.

Pourquoi ce label ? Etre éco-école, c’est un engagement d’élèves et d’adultes vers un projet environnemental concret. C’est aussi l’occasion de fédérer les personnes et les propositions autour de thèmes communs selon une démarche cadrée mais facilement adaptable au terrain. Ce programme international est ouvert à tous : écoles, collèges, lycées, publics ou privés.
Nous avons maintenant tous compris que ce sujet n’est pas une mode mais bien une invitation à un mode de vie différent, et l’école est un lieu d’exemplarité propice à la réflexion et l’action.
L’Education Nationale nous invite particulièrement cette année à développer nos projets EDD (Education au Développement Durable), la France recevant la Conférence de Paris sur le Climat (COP21) en décembre prochain.

Et l’Eglise qu’en dit-elle ? Si nous avons tous l’habitude que l’Eglise prenne position et pose des actes dans le domaine de la solidarité, nous l’entendons moins sur le sujet de l’environnement. Mais, est-ce parce qu’elle ne parle pas ou que nous ne l’écoutons pas ?
L’encyclique publiée la semaine dernière semble bien dire que l’Eglise est pourtant déjà bien engagée par la voix de ses derniers papes et de ses laïcs, mais peut-être ceux-ci ne sont-ils pas encore assez nombreux ou visibles. L’invitation est en tout cas claire aujourd’hui.
Laudato sii (Loué sois-tu) se veut d’abord un appel confiant à la responsabilité politique des hommes, à leur conscience morale, pour prendre soin de cette «maison commune ». Ce n’est pas qu’une affaire de solutions techniques mais, affirme le pape François comme l’avait fait Jean Paul II, de «conversion » profonde.
Le texte ne se borne pas au défi climatique. Il dresse un état des lieux sans concession de « notre maison » couvrant déchets, manque d’accès à l’eau potable, perte de la biodiversité, urbanisation galopante, surconsommation d’une partie de la population, accroissement des inégalités sociales et même « pollution mentale » qui gagne les esprits saturés d’écrans.
« Nous n’avons jamais autant maltraité ni fait de mal à notre maison commune qu’en ces deux derniers siècles ». À plusieurs reprises, le pape souligne la nécessité de modes de vie sobres et l’importance d’actions collectives dans ce but.

saint-francois_vitrail

Saint François d’Assises

Pourquoi parle-t-on autant de cette encyclique alors que les précédentes sont passées inaperçues dans nos journaux ? Sans doute parce que les catholiques sont attendus sur ce sujet, parce que travailler à la sauvegarde de notre environnement –respecter la Création dans notre jargon- c’est un acte fort de fraternité envers les hommes et envers la Vie. Réduire le réchauffement climatique et réduire la misère relèvent d’un même engagement collectif et individuel. «Tout est lié » nous dit le pape.

Le saviez-vous ? Depuis 2001, le conseil des conférences épiscopales d’Europe invite les paroisses à fêter la Création spécifiquement entre le 1er septembre (fête orthodoxe) et le 4 octobre (fête de François d’Assise, patron des écologistes). Une bonne idée pour commencer l’année scolaire !